« Poser un lapin », « tirer les ficelles », « être sur son trente-et-un »… On prononce tous ces expressions un jour sans se poser de questions. Pourtant, derrière ces petites phrases toutes faites se cachent des histoires parfois drôles, parfois sombres, mais toujours surprenantes.
Alors, d’où viennent vraiment ces expressions qu’on balance à table comme si elles avaient toujours existé ? Petit tour d’horizon de quelques classiques du genre….

🐇 « Poser un lapin »
Aujourd’hui, ça veut dire qu’on n’est pas venu à un rendez-vous. Mais à l’origine, « poser un lapin » signifiait… ne pas payer une prostituée. Oui, glamour, n’est-ce pas ?
En effet, le mot « lapin » au XIXe siècle désignait une dette ou une arnaque. Ne pas régler la note, c’était donc « poser un lapin ». Avec le temps, la formule a glissé vers le rendez-vous manqué. Moralité : la prochaine fois qu’un ami vous pose un lapin, rappelez-lui qu’il vient de vous traiter comme une courtisane mal payée.
🎩 « Être sur son trente-et-un »
Et non, ça n’a rien à voir avec le 31 décembre ou le Nouvel An ! L’expression vient d’une déformation du mot « trentain », un tissu luxueux utilisé au Moyen Âge. Porter du trentain, c’était afficher son statut social. Au fil du temps, on a confondu « trentain » avec « trente-et-un ». Résultat : s’habiller chic est devenu « être sur son trente-et-un ».
Donc quand vous sortez la chemise repassée et les chaussures qui brillent, vous portez en fait… un hommage textile médiéval.
🎭 « Tirer les ficelles »
On l’utilise pour désigner quelqu’un qui manipule dans l’ombre. L’image est claire : ça vient directement des marionnettes. Le marionnettiste caché derrière son castelet donne vie aux personnages en tirant les ficelles. L’expression est apparue au XVIIe siècle et a gardé ce côté théâtral.
Prochaine réunion au boulot : observez bien qui tire les ficelles. Vous verrez, c’est toujours celui qui a l’air un peu trop discret.
🌧️ « Pleuvoir des cordes »
Non, il n’a jamais plu de véritables cordes (heureusement pour les pare-brises). L’expression vient du vieux français « pleuvoir à seaux », puis « pleuvoir à verse », avant de se transformer en « cordes » parce que les trombes d’eau qui tombent ressemblent à des fils tendus entre le ciel et la terre.
En résumé : c’est juste une métaphore visuelle. Pas la peine de chercher une usine de cordages quelque part dans les nuages.
🐌 « À pas de loup »
Non, les loups ne sont pas connus pour marcher tranquillement telles des princesses des landes perdues. L’expression vient en fait du moyen français « pas de lope », qui signifiait « pas lent ». Avec le temps, la prononciation a glissé de « lope » à « loup », ce qui donnait une image beaucoup plus parlante. Résultat : aujourd’hui, on avance discrètement… comme un animal qui n’avait pourtant rien demandé à l’origine…
🧠 Pourquoi ces détours de langage nous plaisent tant ?
Si ces expressions survivent, c’est parce qu’elles sont :
- Visuelles : elles créent des images mentales fortes (cordes, ficelles, loups).
- Mémorables : faciles à retenir et à transmettre.
- Collectives : les employer, c’est partager un petit code culturel avec les autres.
Bref, ce sont des capsules d’histoire et d’imagination que l’on traîne dans notre vocabulaire sans même y penser.
🔍 Le saviez-vous ?
- « Coûter un bras » vient des aristocrates qui payaient très cher les portraits… peints sans bras pour économiser !
- « Avaler des couleuvres » date du XVIe siècle et symbolisait l’humiliation d’avaler quelque chose de dégoûtant sans broncher.
- « Tomber dans les pommes » est probablement né d’une déformation de « tomber dans les pâmes » (s’évanouir).
❓ FAQ – Expressions françaises
Pourquoi utilise-t-on encore ces vieilles expressions ?
Parce qu’elles sont imagées, amusantes, et qu’elles donnent du relief à nos conversations.
D’où viennent la plupart des expressions françaises ?
De la vie quotidienne d’autrefois (métiers, objets, traditions), de la littérature et du théâtre, ou de simples déformations linguistiques au fil du temps.
Peut-on encore inventer de nouvelles expressions ?
Oui, et ça arrive tous les jours ! Certaines expressions issues d’internet ou des réseaux sociaux finissent par s’ancrer durablement (ex. « liker », « spoiler »).
Conclusion
Derrière nos expressions préférées se cachent des histoires souvent méconnues, parfois salées, parfois poétiques. Les utiliser, c’est un peu comme faire voyager dans le temps des mots vieux de plusieurs siècles.
Alors, la prochaine fois que vous « poserez un lapin » ou que vous sortirez « sur votre trente-et-un », vous saurez désormais exactement à quoi vous faites référence. Et vous pourrez briller en société (ou au moins faire sourire vos amis). 😉
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